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Le Cercle, en salles le 4 mars

LE CERCLE: INTERVIEW AVEC STEFAN HAUPT

Dernier grand combat pour la liberté en Suisse, Stefan Haupt pose sa caméra sur l’acceptation de la cause homosexuelle dans les années 50. À L’heure ou le Maccarthysme et l’Apartheid terrorisaient les esprits pro-égalitaires, à l’heure où l’homosexualité était un délit dans la quasi-intégralité des pays et le paragraphe 175 _anti-homosexuel_ rédigé par l’Allemagne Nazie, toujours en application,  la Suisse sera confrontée à un cas de conscience unique. Historiquement « neutre » sur la question de l’identité sexuelle, la Suisse sera secouée par une vague d’intimidations, d’arrestations et de sanctions administratives sans précédent au sein de la cette communauté. Une offensive musclée et intrusive qui étouffera la plus importante organisation gay du monde occidentale: Le Cercle. 

 

Closevent : que symbolisait « Le Cercle » dans les années 50 et pourquoi sa notoriété était aussi forte en Europe et aux Etats-Unis ?

Stefan Haupt : en  Suisse, l’homosexualité n’est plus considérée comme un délit depuis 1942. On pouvait éditer un magazine homosexuel et le diffuser, sous le manteau, en Allemagne et dans le reste de l’Europe.  C’était dangereux mais c’était un espace rare où l’on pouvait évoquer ce sujet. Aujourd’hui on oublie que le seul moyen se rencontrer pour les homosexuels, dans les années 50, était les fêtes, souvent référencées dans ces magazines.

 

 

Closevent : qu’apporte selon vous cet éclairage au sein d’un pays plutôt tolérant à cette cause ?

Stefan Haupt : je suis né à Zurich et je préfère raconter des histoires qui ont quelque chose à voir avec moi. C’est par exemple beaucoup plus facile d’être critique à propos du milieu protestant, « petit bourgeois » que je connais bien. Ils ont causé beaucoup de problèmes aux les homosexuels de Zurich. L’homosexualité n’était pas du tout acceptée. Je préfère également tourner des films en langue suisse allemande. Le film montre qu’une société peut changer. En Ukraine et en Slovénie, les gens étaient surpris de voir l’homophobie dans les années 60 en Suisse. J’étais également choqué de voir dans le « pays de l’amour », la France,  autant de répression sur cette question dans ces années.

 

Closevent : le style choisi joue sur le documentaire et la fiction. Y a t-il eu des parties un peu plus scénarisées ou est-ce que tout est vrai ?

Stefan Haupt : le projet devait être une fiction pure au départ ; une fiction basée sur une histoire vraie et prendre quelques libertés. Progressivement, il nous a semblé essentiel, parce que l’on montre les vrais protagonistes, de coller à la réalité. Tout ce qui est raconté est vrai et a pu se passer tel qu’on le voit dans le film.  Aux Etats-Unis on a reçu beaucoup de témoignages sur des expériences très proches. Pour moi, une question reste ouverte: comment faire pour intéresser un plus large public, les hétérosexuels en particulier ? C’est une démarche parfois difficile à faire et une réalité difficile à accepter, mais il s’agit avant tout d’amour et l’amour reste universel

Un film de Stefan Haupt
Avec Matthias Hungerbühler, Peter Jecklin, Martin Hug
 

 

 


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